Les attitudes de discrimination fondées sur le sexe sont entrées dans le code du travail en 2015. IPAL vous propose un webinaire de sensibilisation sur le sujet, l’occasion de donner un nouvel élan à votre culture d’entreprise.
Le lieu de travail doit être une « safeplace »
Les comportements sexistes sont dommageables pour la santé des salarié.e.s, néfastes pour les collectifs de travail, délétères pour la performance et l’image de l’entreprise et ils engagent la responsabilité de l’employeur, comme n’importe quel autre risque professionnel.
Tout établissement peut être confronté à l’existence d’agissements sexistes, voire de harcèlement sexuel, au sein de ses équipes. Le retentissement humain, économique, judiciaire et sociétal de ce type de situation peut être lourd de conséquences.
Le lieu de travail doit demeurer une « safeplace », autrement dit, un environnement sûr, respectueux et protecteur pour toutes et tous. C’est une obligation morale et c’est surtout la loi.
C’est aussi un enjeu de santé majeur pour les salarié.es et l’une des causes de souffrance au travail, dont les répercussions peuvent être graves et durables.
La manière dont vous traitez toute notion de sexisme dans votre entreprise retentit également sur l’image de votre établissement et de votre marque.
Vous informer pour que vous puissiez agir
IPAL vous propose un module de 2h30, intitulé Prévenir le harcèlement sexuel et les agissements sexistes au travail.
Un webinaire spécialement conçu pour interpeller, informer et outiller les acteurs clés de nos entreprises adhérentes.
- Proposé de manière périodique, toute l’année
- Déclinable en présentiel dans vos locaux, sur demande auprès de votre médecin du travail.
Objectifs :
- Clarifier les définitions juridiques des agissements sexistes et du harcèlement sexuel
- Vous informer sur la législation en vigueur
- Prendre conscience des conséquences, à titre individuel et collectif
- Prévenir les comportements inadaptés et agir de manière éclairée.
- Fournir des pistes d’actions correctives à déployer en entreprise
- Agir en cas de plainte
Publics concernés :
- Membres de la direction
- Référents harcèlement sexuel
- Membres du CSE, DP
Nos Intervenants : Médecins du travail, infirmiers en santé au travail, psychologue du travail et assistants sociaux de notre Service.
👉Information et inscriptions au webinaire du 3 février 2026
La responsabilité juridique du chef d’entreprise est engagée
Ce que dit le Code du travail
Le sexisme est entré dans le code du travail en 2015 avec la disposition suivante :
« Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. » Source : intérieur.gouv
Selon les cas, le sexisme est reconnu tel un risque psychosocial, du harcèlement moral ou sexuel, voire un délit pouvant entraîner des sanctions civiles et pénales.
Rappel sur les obligations de l’employeur
Le chef d’entreprise est tenu de garantir la santé et la sécurité de ses salariés. Il a le devoir de garantir un cadre de travail sûr pour ses salariés.
Ces mesures comprennent :
- Des actions de prévention des risques professionnels
- Des actions d’information et de formation
- La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
Le sexisme fait partie des RPS
Les agissements sexistes entraînent des conséquences sur la santé mentale et physique des salariés. Selon les recommandations de l’INRS (1), le harcèlement sexuel et les agissements sexistes sont donc des exemples de risques psychosociaux.
Le manque de prévention peut engager la responsabilité de l’employeur.
Les comportements sexistes doivent figurer dans le DUERP
A ce titre, le risque de comportements sexistes et de harcèlement sexuel doivent donner lieu à une démarche de prévention, suivant les mêmes principes que pour les risques psychosociaux.
L’employeur est tenu d’identifier et d’évaluer les risques professionnels dans le DUERP, par unité de travail, de mettre en place des actions correctives et d’en évaluer l’efficacité.
Le sexisme : un risque organisationnel et stratégique
Le sexisme n’est pas une simple question “RH” relative à une culture d’entreprise particulière, voire « historique ». La capacité des entreprises à lutter contre le sexisme, à protéger ses salarié.es contre les harcèlements de toutes sorte et de créer et entretenir un environnement de travail sûr, ne relève pas d’une simple obligation juridique et morale.
Les comportements sexistes entrainent un climat hostile, incompatible avec la santé physique et mentale des salariés. Il s’agit d’un enjeu central de qualité de vie au travail, tant pour les victimes que pour les collectifs de travail.
Enfin, si le lieu de travail figure parmi les environnements où le sexisme est susceptible de s’exprimer, l’entreprise s’avère un vecteur efficace de changement culturel, puisque en 2023, 73,6 % des 15 à 64 ans étaient des actifs.
N’oubliez pas :
- La plupart de vos interlocuteurs valorisent les organisations éthiques et responsables.
- Les marchés publics et certains appels d’offres intègrent déjà des critères sociaux.
- Enfin, vos futurs employés appartiennent à une génération critique, très éclairée sur toutes les formes de discrimination, en particulier genrées.
Ne vous privez pas de vos jeunes talents. Votre intolérance à toute forme de sexisme dans votre établissement figure parmi vos atouts pour les convaincre. Pour commencer, informez-vous et venez réfléchir avec nos intervenants.
Pour approfondir :
Sources :
Légifrance
INRS : Harcèlement sexuel et agissement sexistes au travail, de quoi parle-t-on ?
Ministère de l’intérieur : Le 25 janvier (et toute l’année), ensemble contre le sexisme
INSEE: Evolution de la population active
HCE (Haut Conseil à l’Egalité entre les hommes et les femmes : Rapport annuel 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France.


