Les équipes d’IPAL effectuent des visites de terrain et réalisent des études de postes destinées à identifier et à évaluer les risques professionnels. À votre demande, nous vous accompagnons également dans l’élaboration de votre Document d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).

Repérage, évaluation et moyens de prévention

  • Pour chaque établissement ou entreprise, le médecin du travail, établit et met à jour une fiche d’entreprise, avec le concours de l’équipe pluridisciplinaire. Ce document répertorie les risques professionnels et les effectifs de salariés qui y sont exposés (Art. R.4624-46 du Code du Travail).
  • Cette fiche d’entreprise est établie dans l’année qui suit l’adhésion de l’entreprise au Service de Santé au travail (Art. R.4624-47 du Code du travail).
  • L’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité de ses salariés et de protéger leur santé. L’évaluation des risques professionnels est placée sous sa responsabilité.
  • L’employeur est tenu d’élaborer et de tenir à jour un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), dont l’objectif est de recenser l’ensemble des risques pour la santé et la sécurité des salariés (Art. R.4121-1 à R.4121-4 du Code du travail).
  • Véritable outil de traçabilité, le DUERP constitue l’un des principaux leviers de progrès dans l’entreprise.
  • L’étude de poste fait partie de l’évaluation des risques professionnels. Elle permet de connaître le travail réel des salariés en analysant leurs conditions de travail et les contraintes rencontrées dans l’exercice de leur fonction (ambiance de travail, aménagement, ergonomie du poste, cadence de travail, mode opératoire employé, produits utilisés, évaluation des sources de danger, etc.)
  • Une étude de poste peut être demandée dans les cas suivants :
    • Procédure d’inaptitude médicale du salarié à son poste de travail
    • Aménagement et adaptation du poste de travail dans le cadre d’un maintien dans l’emploi
    • Déclaration de maladie professionnelle
    • À la demande du CSE
    • À la demande du médecin du travail
    • À la demande de l’employeur
  • Les techniques de métrologie permettent de mesurer, d’évaluer et de quantifier avec précision les risques auxquels les travailleurs sont exposés.
  • Elles peuvent s’appliquer dans de nombreuses situations : les ambiances sonores, lumineuses, vibratoires, chimiques, la présence de rayonnements ionisants, etc. À ce titre, elles complètent la démarche d’évaluation des risques.
  • Ces mesures sont réalisées au poste de travail, avec l’aide d’appareils de mesures étalonnés et les résultats obtenus sont comparés aux valeurs de référence. 

La formation et l’information figurent parmi les 9 principes généraux de prévention (article L. 4121-2 du code du  travail). Ces actions concernent tous les salariés de l’entreprise.

  • Le SIST IPAL propose des séances d’information et de sensibilisation de courte durée sur différentes thématiques, ainsi que des ateliers et des formations spécifiques.
  • Les sessions sont réalisées dans nos centres médicaux ou sur votre lieu de travail.
    Voir Nos séances d’information et de sensibilisation, nos Ateliers QVT et Nos formations

Principaux risques professionnels

Prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), c’est améliorer la santé de l’entreprise en préservant celle des salariés.

De la conception des espaces de travail à l’aménagement de vos postes de travail, les ergonomes d’IPAL vous accompagnent pour diminuer les contraintes physiques, matérielles et organisationnelles auxquelles vos collaborateurs sont exposés.

Des douleurs articulaires, de la maladresse ou une perte de force… Les TMS peuvent toucher les différentes articulations, avec une prédilection pour les épaules, les coudes et les poignets.

Plus de 85% des maladies professionnelles reconnues chaque année en France sont attribuables aux TMS.
Les TMS sont à l’origine de plus de 10 millions de journées de travail perdues chaque année.

Prévenir avant de devoir guérir

Selon son niveau de compétence, chaque intervenant de l’équipe pluridisciplinaire est en mesure, d’identifier, de mesurer, d’alerter sur le risque de TMS dans un environnement de travail donné et de proposer des mesures utiles à la préservation de la santé des salariés. Nos ergonomes garantissent un niveau d’expertise.

En amont de la mise en production, les ergonomes d’IPAL vous accompagnent concrètement dans la conception des environnements de travail de vos collaborateurs, tenant compte des exigences anatomiques, physiologiques et cognitives auxquels ils sont soumis (aide à la conception et à l’adaptation des environnements de travail, des lignes de production, des stations de travail individuelles… )

Dès lors que l’on imagine de nouvelles activités, de nouvelles façons de travailler, que l’on prévoit l’introduction de nouveaux matériels, le fait de réfléchir au risque TMS représente le moyen le plus efficace de préserver la santé des salariés et de limiter les coûts liés à la maladie et aux accidents du travail.

Trois axes de réflexion complémentaires :

L’aspect biomécanique porte sur les postures adoptées, les mouvements à réaliser, les efforts fournis et la répétitivité gestuelle. Il s’agit de s’attacher au dimensionnement des postes, des outils et des machines, d’évaluer les charges à manipuler et de vérifier l’adaptation de ces différents paramètres aux caractéristiques physiques et cognitives des opérateurs. L’ergonome s’attachera à réfléchir avec l’entreprise, aux moyens les plus adéquats pour alléger, voire supprimer les contraintes exercées sur les opérateurs.

Sur le plan de l’environnement de travail, il convient de minimiser l’exposition au froid et aux vibrations. L’utilisation de certains outils mécaniques, ainsi que la conduite d’engins sont susceptibles de générer des vibrations excessives, néfastes pour les articulations. Le choix des outils, la maintenance et la durée d’utilisation des équipements figurent parmi les leviers de prévention du risque TMS.

L’organisation du travail : Dans le domaine de la prévention des TMS, son rôle n’est plus à prouver et elle exerce un impact sur les contraintes physiques, souvent positif, parfois négatif, mais quoi qu’il en soit, jamais négligeable. Les rythmes de travail, les temps de pause, le travail en binôme, la polyvalence… représentent autant d’éléments sur lesquels nos ergonomes peuvent vous aider à réfléchir, afin de diminuer les contraintes vécues par les salariés et améliorer les conditions de travail au quotidien.

La prévention des TMS : une priorité nationale

En France, la prévention des TMS est devenue un champ d’action de prévention prioritaire. Lorsque des TMS apparaissent dans l’entreprise, les employeurs doivent faire face à des absences récurrentes et sont confrontés à une désorganisation des équipes. L’enjeu est également de taille pour les salariés atteints de TMS. Les répercussions sur la vie personnelle ne sont pas négligeables et le risque de désinsertion professionnelle est parfois présent.

La prévention des TMS part avant tout d’une volonté ! La volonté de placer les salariés dans un environnement sûr, et celle de conserver des équipes efficientes et motivées.

La stratégie de prévention adoptée varie en fonction de l’activité, de la taille de l’entreprise et de sa culture en matière de prévention. Ici, elle se construit autour de collectifs d’opérateurs, qui apportent une vision riche et indispensable du terrain. Là, elle s’appuie sur des salariés spécifiquement formés, qui bénéficient d’une proximité immédiate avec les opérateurs et avec la vie de l’entreprise. Ces relais de prévention internes à l’entreprise suivent la politique de prévention dans le temps. Ils sont garants de la prise en compte du risque TMS à toutes les étapes de réflexion qui touchent l’activité de l’entreprise.

Enfin, les intervenants des Services de Santé aux Travail, de la Sécurité Sociale, ainsi que les consultants externes… peuvent apporter une expertise sur des situations particulières, qui viennent en appui des démarches entreprises.

Adapter le travail à l’homme pour favoriser le maintien dans l’emploi

Lorsqu’il existe un problème de santé individuel qui interroge les conséquences du travail réel sur la santé du salarié, l’ergonome intervient au poste de travail du salarié en difficulté, à la demande du médecin du travail. Au terme de son analyse du travail réel, l’ergonome établit des recommandations visant l’adaptation matérielle et organisationnelle du poste de travail, afin de favoriser le maintien pérenne du salarié dans son emploi.

Ces recommandations impliquent parfois un investissement financier de la part de l’employeur. Lorsque le salarié bénéficie d’un statut particulier (RQTH), le coût de cet aménagement s’avère parfois réduit partiellement, voire en totalité.

Adapter le travail à l’homme pour améliorer et préserver la santé de l’entreprise

Prévenir les TMS, c’est améliorer la santé de son entreprise en préservant celle de ses salariés. Inscrire cette préoccupation dans la politique même de l’entreprise, c’est s’attacher à adapter le travail à l’homme en permanence, afin que le travail puisse être effectué le plus longtemps possible, avec moins de contraintes, plus de facilité et d’efficacité.

Prévenir le risque routier en entreprise, c’est agir pour prémunir les salariés et l’employeur de situations parfois irréversibles

Le risque routier touche une large catégorie de travailleurs, tous secteurs d’activités confondus (commerciaux, BTP, transports de marchandises, soignants…).

Il est fréquent que l’employeur et les salariés mésestiment ce risque qui engage pourtant la responsabilité de chacun. Dans le cadre professionnel, la conduite d’un véhicule, quel qu’il soit, est considérée tel un acte de travail qui expose à des risques majeurs pour la santé et la sécurité. À ce titre, le risque routier doit figurer dans le Document Unique de l’entreprise.

Depuis 2015, IPAL, la CRAMIF et la DIRECCTE mutualisent leurs compétences et développent des outils communs de repérage, d’identification et d’évaluation du risque routier en milieu professionnel. Au côté de ses partenaires, IPAL s’engage pour vous accompagner dans l’identification, l’évaluation et la prévention de ce risque aux multiples facettes.

Questionnaire simplifié d’état des lieux du risque routier en entreprise :

Lors d’un entretien convenu dans vos locaux, nous vous proposons de répondre à un questionnaire simplifié d’évaluation de la prise en compte du risque routier dans votre entreprise. Cet outil  permet de passer en revue l’ensemble des critères qui définissent les 3 grandes composantes du risque routier :

  • L’organisation des déplacements
  • Le choix des véhicules utilisés
  • La communication (et en particulier, l’usage du téléphone au volant) et les formations déployées (action sur l’acquisition et le maintien de compétences).

Le but de cette intervention est d’établir un diagnostic initial  et de définir des axes d’amélioration destinés à réduire et à mieux maîtriser le risque routier.

Suivi intermédiaire et/ou final :

Le questionnaire vous sera à nouveau proposé dans un délai de 2 à 3 ans, afin d’évaluer l’efficacité des actions de prévention mises en œuvre dans votre entreprise.

L’état des lieux : une porte d’entrée sur les risques associés :

  • Prévention des RPS : l’organisation des déplacements, les modalités de communication et leurs effets sur l’organisation du travail. Les risques d’émergence de RPS liés à l’organisation du travail et le risque d’accident.
  • Prévention des TMS : le choix du véhicule, le suivi de maintenance du parc automobile et leurs conséquences directes sur les conditions de travail des salariés.
  • Prévention du risque chimique : adaptation du véhicule en cas de livraison d’agents chimiques dangereux, etc.

Aide à l’identification et à l’évaluation du risque routier dans le DUERP

L’équipe pluridisciplinaire d’IPAL vous accompagne dans la caractérisation du risque routier dans votre entreprise (gravité et fréquence d’exposition) et dans la définition des actions de prévention prioritaires destinées à diminuer ce risque.

Séances de sensibilisation collectives

Animées dans vos locaux ou en sessions d’information inter-entreprises, ces séances permettent d’aborder les risques liés à la conduite dans leur globalité.

En dehors des rappels réglementaires inhérents à l’acte de conduite dans le cadre de la mission professionnelle, nous abordons avec vous la question de l’alcool au volant, ainsi que celle de l’ensemble des facteurs accidentogènes courants (usage de Substances Psychoactives (SPA), somnolence, vitesse excessive…)

Enfin, nous vous proposons les solutions matérielles et organisationnelles destinées à améliorer la prévention du risque routier et à vous prémunir de ses conséquences sur la santé et la sécurité.

Conduire dans le cadre de son métier est un acte de travail  (extrait de ameli.fr)

Mission : Un accident de mission est un accident du travail qui a lieu à l’occasion d’un déplacement nécessaire à l’exécution du travail. La responsabilité pénale du collaborateur peut être engagée en cas d’infraction au Code de la route ou d’accident corporel. La responsabilité pénale et civile de l’employeur peut aussi être engagée s’il est établi un manque de prévention de sa part à l’origine d’un accident de la route.

Trajet : Un accident de trajet est un accident qui se produit à l’occasion d’un déplacement entre le domicile et le lieu de travail ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration habituel. La loi l’assimile à un accident du travail, mais du fait de la nature non professionnelle du déplacement, la prévention du risque trajet ne dépend pas d’une obligation légale. La mise en œuvre d’un plan de prévention doit être le résultat d’une volonté partagée entre l’employeur et son collaborateur.

Évaluer pour ne plus banaliser

Dans l’imaginaire collectif, conduire dans le cadre du travail demeure un acte de tous les jours. Agir pour ne plus banaliser la conduite de véhicules au travail, c’est prendre des mesures concrètes pour éviter des situations parfois irréversibles, tant pour le salarié que pour l’entreprise.

Les accidents de la route :
sont à l’origine de plus de 20 % des accidents mortels
sont la 1ère  cause de décès par accident au travail
(Source : INRS, 2014)

Menées en collaboration avec des acteurs de prévention institutionnels, les actions ci-dessus, ont permis à certains de nos adhérents de mettre en place une démarche de prévention de nature à modifier la culture d’entreprise en profondeur. Dans ces entreprises, on conduit désormais en toute connaissance de cause.

Si vous souhaitez être accompagné dans une démarche d’évaluation du risque routier dans votre entreprise, n’hésitez pas à contacter votre équipe pluridisciplinaire.

Agir sur les Risques Psycho-Sociaux (RPS), c’est soigner le travail en remettant les gestes de métier au centre des débats.

Toutes les entreprises peuvent être concernées par les RPS, peu importe leur taille et leur secteur d’activité. Les RPS sont des « risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental »[i].

À ce titre, les RPS doivent être identifiés et évalués dans le Document Unique de toute entreprise. Nous pensons qu’il faut « soigner le travail » pour que les salariés et l’entreprise se portent mieux. Nos interventions s’inspirent des méthodologies qui font consensus en la matière et reposent sur la complémentarité des compétences de l’équipe pluridisciplinaire. 


[i] Rapport Gollac

IPAL met à votre disposition un ensemble d’outils situés aux 3 niveaux de la démarche de prévention.

Diminuer le risque d’apparition de RPS en agissant à la source (prévention primaire)

Journée de sensibilisation à la prévention des RPS multi-employeurs :

  • Journée interactive à la recherche de ce qui « marche » ou de ce qui résiste en matière de prévention des RPS (alternance de concepts théoriques, d’exercices pratiques et de débats animés par notre équipe à partir d’un documentaire).
  • Animation : médecins du travail, psychologue du travail et médiateur du travail.

Une demi-journée en entreprise dédiée à la prévention des RPS :

  • Cette séance s’adresse aux acteurs ayant fonction d’encadrement, ainsi qu’aux membres DP/CSE. (Concepts théoriques, cas pratiques, et exercices pratiques).
  • Lors de cette séance, divers outils utiles à la mise en place de plans d’actions préventifs et correctifs sont présentés.
  • Animation : médecin ou infirmier du travail et psychologue du travail.

Séance multi employeurs de sensibilisation à la prévention des RPS adaptée aux TPE et aux entreprises de – de 20 salariés :

  • Pensée pour s’adapter au mieux aux contraintes des petites entreprises, elle a lieu le lundi matin et dure 2 heures.
  • Cette séance synthétique est conçue pour faire le point sur la prévention des RPS.
  • Elle précise le rôle des intervenants susceptibles d’accompagner les petites entreprises dans la démarche de prévention. Un exercice pratique adapté aux TPE est proposé dans ce format.
  • Animation possible sur le site de l’entreprise sous condition d’effectif.

QVT, Qualité de vie au travail, Séance « Langage et travail ».

  • Après un rappel des principes généraux de la qualité de vie au travail dite « QVT » mené par le médecin du travail, les fondements théoriques et pratiques d’une conversation « réussie » au sein de entreprise seront explorés. (Alternance de concepts et d’exercices sous forme de jeux de rôle proposés sur la base du volontariat).

Renforcer la capacité de l’entreprise à faire face (prévention secondaire)

  • Intervention en clinique du travail menée par le psychologue du travail, dans le but de co-construire une organisation du travail qui réponde aux exigences de « travail bien fait », du point de vue tant des professionnels de terrain que de la Direction de l’entreprise.

Méthodologie :
>Phase d’observation du travail des professionnels sur le terrain.
>Phase d’instruction des problèmes concrets rencontrés dans le travail quotidien, par les professionnels réunis en un groupe de pairs.
>Réunion d’un comité de suivi comprenant les instances hiérarchiques et les membres DP/CSE).

Accompagner le processus de réparation (prévention tertiaire) 

  • Evaluation, prise en charge de la souffrance au travail et orientation : Pour rappel, le salarié a la possibilité de solliciter le médecin du travail (Visite à la demande du salarié), à tout moment de sa vie professionnelle.

Le médecin du travail exerce son rôle de protection vis-à-vis de la santé du salarié et de conseil à l’égard de l’employeur. En fonction de la situation, Il peut également proposer un dispositif d’accompagnement en  interne (psychologue du travail, service social, médiation)  ou en externe (consultation spécialisées), destiné  à apporter une solution à la souffrance du salarié.

  • Entretiens individuels auprès du psychologue du travail : l’orientation vers la psychologue du travail se fait à l’initiative du médecin du travail.
  • La médiation en cas de conflits inter-personnels : dans une entreprise, les questions de travail qui n’ont pu être mises en discussion par les professionnels s’avèrent à l’origine de la plupart des conflits inter- personnels.

La médiation :
Le médiateur du travail figure un tiers neutre. Sa mission consiste à favoriser le dialogue, l’écoute et l’expression des intérêts de chacun, sur la base du libre consentement à l’échange. La médiation permet d’identifier les questions ayant pu entraîner le conflit entre les parties. Elle facilite la restauration des liens de communication entre les  acteurs concernés et les encourage à trouver eux-mêmes des solutions à leur différend.

De manière générale, du fait de leur expérience ou de par leur grille de lecture métier, tous les intervenants de l’équipe pluridisciplinaire et du Service Social sont en mesure de repérer les effets d’un mal-être au travail, quelle qu’en soit l’origine et d’orienter le salarié vers le médecin du travail.

Soigner le travail est plus efficace que de stigmatiser

À propos de l’origine des RPS, certaines idées ont la vie dure. « Elle est fragile psychologiquement »,  « il est mal organisé », ou « elle est trop perfectionniste », sont autant d’affirmations centrées sur l’individu, qui devient malgré lui dépositaire des dysfonctionnements dans les processus de travail. Nos actions visent à dépersonnaliser les conflits, en remettant le travail et les gestes de métier au centre des débats.

Le coût social des RPS :
Pour la France, le coût social du stress au travail est évalué entre 1,9 et 3 milliards d’euros. Cette estimation comprend le coût des soins et la perte de richesse pour cause d’absentéisme, de cessation prématurée d’activité et de décès prématuré .

Extrait de ameli.fr

Des méthodologies qui font consensus

Les méthodologies proposées s’inspirent de travaux qui font consensus en matière de prévention des RPS : travaux de l’INRS, de l’ANACT, de l’ARACT, travaux d’Yves Clot[i], ancien  titulaire de la chaire de psychologie du travail du Cnam, de Christophe Dejours[ii], psychiatre, psychanalyste et professeur de psychologie, spécialiste en psychodynamique du travail et en psychosomatique.


[i] Le travail à cœur : pour en finir avec les risques psychosociaux,  Yves Clot, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2010
[ii] Le choix, souffrir au travail n’est pas une fatalité, Christophe Dejours,Bayard, 2015

Le souci de protéger la santé dans sa globalité

Nos adhérents ont le souci de protéger la santé physique et mentale de leurs salariés. Les employeurs sont en demande d’information, d’outils et de personnes ressource disponibles pour les aider à identifier les RPS et à mettre en place des plans d’action de prévention.

Le dispositif d’action mis à votre disposition par nos équipes a fait ses preuves. Si vous souhaitez agir en prévention dans votre entreprise ou si vous êtes confronté à des signes évocateurs de risques psychosociaux, n’hésitez pas à contacter votre médecin du travail.


Prévenir la consommation de Substances Psycho-Actives (SPA) : une démarche qui requiert la mise en place d’actions individuelles et collectives, pour l’ensemble des salariés de l’entreprise.

IPAL vous propose une stratégie à plusieurs volets pour prévenir l’usage de produits psychotropes dans l’entreprise : sensibilisation, dépistage, accompagnement individuel et collectif.

  • Dans vos locaux : L’équipe pluridisciplinaire dispense des conseils, une information, des séances de sensibilisation et de formation adaptées à l’attention des salariés, de leurs représentants, des managers et des employeurs.
  • Dans le cadre du suivi individuel de santé au travail  le médecin du travail et l’infirmier de santé au travail utilisent des outils de dépistage spécifiques. Ces outils permettent d’opérer un repérage précoce et systématique des consommateurs de SPA, dans le respect du secret professionnel et médical.
  • Dans le cadre d’une visite motivée, à la demande de l’employeur : Le médecin du travail évalue la situation médico-sociale du salarié et met en œuvre l’accompagnement et le suivi nécessaires dans la situation identifiée. Par ailleurs, le médecin du travail est en mesure de proposer une prise en charge médico-sociale adaptée. Ces actions individuelles sont réalisées dans le respect du secret professionnel et médical.

L’implication des différents acteurs de l’entreprise et la collaboration avec vos services sont indispensables à la réussite des objectifs fixés de manière concertée. Hors situations défavorables, le but est de privilégier le maintien dans l’emploi tout en prévenant les risques liés aux consommations de SPA, tant pour la personne en difficulté que pour le collectif de travail.

L’usage de SPA est délétère pour l’entreprise

Globalement, nous savons que l’activité professionnelle constitue un facteur de protection contre les conduites addictives. Il n’en reste pas moins que l’usage de Substances Psychoactives (SPA) s’avère néfaste pour les entreprises, y compris lorsqu’il s’agit de consommations occasionnelles.

  • 15 % à 20 % Accidents du Travail (AT), de l’absentéisme et des conflits interpersonnels au travail seraient liés à leur usage, majoritairement à celui de l’alcool.
  • De plus, la plupart des AT liés à l’usage de SPA surviendraient chez des personnes non dépendantes.
  • Le lien est établi entre les difficultés rencontrées au quotidien dans le monde professionnel et l’augmentation de la consommation de SPA. Le stress, les exigences liées aux postes de sécurité, les rythmes de travail, les habitudes de consommations dans l’entreprise figurent parmi les facteurs favorisant ces difficultés.

L’alcool et le tabac : les deux premières causes de mortalité en France

Enfin, on ne saurait trop insister sur le fait que les deux premières causes de mortalité évitables en France sont l’alcool (49000 décès par an) et le tabac  (73000 décès par an). Par ailleurs, de nombreuses maladies  (cancers, insuffisance cardiaque et hépatique, maladies cardio-vasculaires, maladies psychiatriques…) sont liées à la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis.

Préserver la santé et l’emploi individuel, protéger le collectif de travail

Agir en collaboration pour prévenir l’usage de SPA au sein de l’entreprise, c’est préserver la santé et l’emploi des travailleurs. C’est également protéger les collectifs de travail, contribuer à l’évolution des perceptions concernant l’usage des SPA et enfin, c’est promouvoir la culture de prévention et de bien-être au travail. 

Gérer le risque chimique : Analyser et prévenir le risque pour garantir un environnement de travail sain et préserver son entreprise

Rares sont les entreprises où le risque d’exposition à des produits chimiques est absent. Malgré tout, il est fréquent que ce risque ne soit pas apprécié à sa juste mesure par les employeurs en amont et par les salariés, sur le terrain. Pourtant, l’exposition à des produits chimiques peut entrainer des conséquences non négligeables pour la santé des salariés et la viabilité de l’entreprise. En réalité, la gestion du risque chimique, c’est moins difficile qu’il n’y paraît. Les équipes spécialisées d’IPAL vous accompagnent dans la gestion de ce risque sous tous ses aspects.

Un dispositif complet

Actions de sensibilisation au risque chimique auquel vos salariés sont exposés dans votre entreprise (dans vos locaux ou en interentreprises).

Information et explications au sujet de vos obligations réglementaires liées au risque chimique, y compris s’agissant du transport de produits chimiques dangereux.

Accompagnement personnalisé en matière d’analyse du risque chimique.

Réalisation de prélèvements chimiques, en vue de vérifier l’existence d’un risque d’exposition à des produits chimiques pour les salariés de votre entreprise.

  • Confirmation ou infirmation de l’analyse des risques effectuée au préalable.
    Justification des substances sélectionnées, dans le cadre du contrôle de l’exposition aux substances chimiques par un organisme accrédité par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC).

Conseil personnalisé concernant les Équipements de Protection Collective (EPC) et des Équipements de Protection Individuelle (EPI) ainsi que sur les solutions de substitution des produits chimiques dangereux.

Au travail, les produits chimiques sont présents au quotidien

Selon l’enquête SUMER 2017, un tiers des salariés du privé déclarent avoir été exposés à au moins un produit chimique dans l’année. Dans les faits, on dénombre pourtant assez peu d’accidents. Ce sont principalement les maladies professionnelles et les troubles de santé déclarés par les salariés (irritations, maux de tête, etc) qui permettent de constater les effets des produits chimiques dangereux sur la santé.

En Europe, 30% des maladies professionnelles sont liées aux conséquences de l’utilisation des produits chimiques pendant la vie professionnelle.
En France, l’amiante, la silice et les poussières de bois sont les principales responsables de ces maladies professionnelles.

La prévention du risque chimique a donc un impact direct sur la santé des salariés pendant leur vie professionnelle et même après.

La bonne gestion du risque chimique : une question de viabilité de l’entreprise

Dans l’entreprise, le risque chimique induit un coût direct humain, organisationnel et financier. Les produits chimiques sont souvent un sujet anxiogène pour les salariés. C’est en partie la conséquence d’une lumière médiatique jetée sur des sujets encore émergents, tels que les perturbateurs endocriniens ou les nanomatériaux. Certains sujets majeurs comme l’amiante et les pesticides ont également contribué à générer de la méfiance vis-à-vis des produits chimiques utilisés dans le secteur privé.

Cela explique pourquoi l’absentéisme, l’exercice du droit de retrait, ainsi que l’émergence de conflits entre les salariés et le management surviennent, lorsque les salariés ont le sentiment d’être insuffisamment informés et mal protégés contre les produits chimiques dangereux.

Les investissements liés au matériel viennent s’ajouter aux coûts organisationnels et humains. Lorsque il faut modifier des matériels insuffisamment adaptés pour garantir la sécurité des salariés, l’entreprise est susceptible de perdre son investissement de départ. Par exemple, les produits chimiques corrosifs endommagent facilement les matériels mal adaptés à leur utilisation.

Par conséquent, le risque chimique mal géré est susceptible d’entrainer de lourdes conséquences sur l’organisation du travail et sur l’investissement matériel. Sur le long terme, la bonne ou la mauvaise gestion du risque chimique peut mettre en question la viabilité de l’entreprise.

Le fer de lance : la Fiche de Donnée de Sécurité (FDS)

Identifier les produits chimiques dangereux reste un exercice perçu comme compliqué. Pourtant, une fois les démarches essentielles effectuée, la démarche s’avère plus simple qu’il n’y paraît.

La Fiche de Données de Sécurité (FDS) est une véritable « carte d’identité » du produit chimique. L’entreprise doit commencer par la demander, en français, à son fournisseur de produits chimiques. Cette démarche est gratuite.

La FDS permet à l’entreprise de connaitre les dangers des produits chimiques qu’elle utilise. Les FDS figurent la source d’information primordiale permettant d’expliquer aux utilisateurs comment utiliser ces produits en toute sécurité.

Des obligations réglementaires

Au sein de l’entreprise, chacun doit porter sa part de responsabilité vis-à-vis de la prévention des risques professionnels.

L’employeur a l’obligation d’évaluer les risques via l’élaboration et la mise à jour régulière du Document Unique. S’agissant de la santé de ses salariés, l’employeur est soumis à une obligation de moyens et de résultats de par la loi. Il lui incombe de transmettre ses instructions aux salariés et de s’assurer que celles-ci soit respectées.

De son côté, le salarié a pour obligation de se conformer aux instructions reçues par son employeur afin d’assurer sa sécurité et celle de ses collègues.

Un sujet « technique » plutôt simple à gérer

Le risque chimique : un sujet « technique » mais qui s’avère au final plutôt simple, au regard des mesures de prévention à mettre en œuvre. Gérer le risque chimique de manière appropriée dans son entreprise, c’est fournir un environnement de travail sûr à ses salariés et c’est aussi contribuer à pérenniser son activité en évitant les coûts liés à des dommages qui peuvent être évités.

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