Les équipes d’IPAL effectuent des visites de terrain et réalisent des études de postes destinées à identifier et à évaluer les risques professionnels. À votre demande, nous vous accompagnons également dans l’élaboration de votre Document d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).

Repérage, évaluation et moyens de prévention

  • Pour chaque établissement ou entreprise, le médecin du travail, établit et met à jour une fiche d’entreprise, avec le concours de l’équipe pluridisciplinaire. Ce document répertorie les risques professionnels et les effectifs de salariés qui y sont exposés (Art. R.4624-46 du Code du Travail).
  • Cette fiche d’entreprise est établie dans l’année qui suit l’adhésion de l’entreprise au Service de Santé au travail (Art. R.4624-47 du Code du travail).

  • L’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité de ses salariés et de protéger leur santé. L’évaluation des risques professionnels est placée sous sa responsabilité.
  • L’employeur est tenu d’élaborer et de tenir à jour un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), dont l’objectif est de recenser l’ensemble des risques pour la santé et la sécurité des salariés (Art. R.4121-1 à R.4121-4 du Code du travail).
  • Véritable outil de traçabilité, le DUERP constitue l’un des principaux leviers de progrès dans l’entreprise.

  • L’étude de poste fait partie de l’évaluation des risques professionnels. Elle permet de connaître le travail réel des salariés en analysant leurs conditions de travail et les contraintes rencontrées dans l’exercice de leur fonction (ambiance de travail, aménagement, ergonomie du poste, cadence de travail, mode opératoire employé, produits utilisés, évaluation des sources de danger, etc.)
  • Une étude de poste peut être demandée dans les cas suivants :
    • Procédure d’inaptitude médicale du salarié à son poste de travail
    • Aménagement et adaptation du poste de travail dans le cadre d’un maintien dans l’emploi
    • Déclaration de maladie professionnelle
    • À la demande du CSE
    • À la demande du médecin du travail
    • À la demande de l’employeur

  • Les techniques de métrologie permettent de mesurer, d’évaluer et de quantifier avec précision les risques auxquels les travailleurs sont exposés.
  • Elles peuvent s’appliquer dans de nombreuses situations : les ambiances sonores, lumineuses, vibratoires, chimiques, la présence de rayonnements ionisants, etc. À ce titre, elles complètent la démarche d’évaluation des risques.
  • Ces mesures sont réalisées au poste de travail, avec l’aide d’appareils de mesures étalonnés et les résultats obtenus sont comparés aux valeurs de référence. 

  • La formation et l’information figurent parmi les 9 principes généraux de prévention (article L. 4121-2 du code du  travail). Ces actions concernent tous les salariés de l’entreprise.
    • Le SIST IPAL propose des séances d’information et de sensibilisation de courte durée sur différentes thématiques, ainsi que des ateliers et des formations spécifiques.
    • Les sessions sont réalisées dans nos centres médicaux ou sur votre lieu de travail.
      Voir Nos séances d’information et de sensibilisation, nos Ateliers QVT et Nos formations

Principaux risques professionnels

Prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), c’est améliorer la santé de l’entreprise en préservant celle des salariés.

De la conception des espaces de travail à l’aménagement de vos postes de travail, les ergonomes d’IPAL vous accompagnent pour diminuer les contraintes physiques, matérielles et organisationnelles auxquelles vos collaborateurs sont exposés.

Des douleurs articulaires, de la maladresse ou une perte de force… Les TMS peuvent toucher les différentes articulations, avec une prédilection pour les épaules, les coudes et les poignets.

Plus de 85% des maladies professionnelles reconnues chaque année en France sont attribuables aux TMS.
Les TMS sont à l’origine de plus de 10 millions de journées de travail perdues chaque année.

Prévenir avant de devoir guérir

Selon son niveau de compétence, chaque intervenant de l’équipe pluridisciplinaire est en mesure, d’identifier, de mesurer, d’alerter sur le risque de TMS dans un environnement de travail donné et de proposer des mesures utiles à la préservation de la santé des salariés. Nos ergonomes garantissent un niveau d’expertise.

En amont de la mise en production, les ergonomes d’IPAL vous accompagnent concrètement dans la conception des environnements de travail de vos collaborateurs, tenant compte des exigences anatomiques, physiologiques et cognitives auxquels ils sont soumis (aide à la conception et à l’adaptation des environnements de travail, des lignes de production, des stations de travail individuelles… )

Dès lors que l’on imagine de nouvelles activités, de nouvelles façons de travailler, que l’on prévoit l’introduction de nouveaux matériels, le fait de réfléchir au risque TMS représente le moyen le plus efficace de préserver la santé des salariés et de limiter les coûts liés à la maladie et aux accidents du travail.

Trois axes de réflexion complémentaires :

L’aspect biomécanique porte sur les postures adoptées, les mouvements à réaliser, les efforts fournis et la répétitivité gestuelle. Il s’agit de s’attacher au dimensionnement des postes, des outils et des machines, d’évaluer les charges à manipuler et de vérifier l’adaptation de ces différents paramètres aux caractéristiques physiques et cognitives des opérateurs. L’ergonome s’attachera à réfléchir avec l’entreprise, aux moyens les plus adéquats pour alléger, voire supprimer les contraintes exercées sur les opérateurs.

Sur le plan de l’environnement de travail, il convient de minimiser l’exposition au froid et aux vibrations. L’utilisation de certains outils mécaniques, ainsi que la conduite d’engins sont susceptibles de générer des vibrations excessives, néfastes pour les articulations. Le choix des outils, la maintenance et la durée d’utilisation des équipements figurent parmi les leviers de prévention du risque TMS.

L’organisation du travail : Dans le domaine de la prévention des TMS, son rôle n’est plus à prouver et elle exerce un impact sur les contraintes physiques, souvent positif, parfois négatif, mais quoi qu’il en soit, jamais négligeable. Les rythmes de travail, les temps de pause, le travail en binôme, la polyvalence… représentent autant d’éléments sur lesquels nos ergonomes peuvent vous aider à réfléchir, afin de diminuer les contraintes vécues par les salariés et améliorer les conditions de travail au quotidien.

La prévention des TMS : une priorité nationale

En France, la prévention des TMS est devenue un champ d’action de prévention prioritaire. Lorsque des TMS apparaissent dans l’entreprise, les employeurs doivent faire face à des absences récurrentes et sont confrontés à une désorganisation des équipes. L’enjeu est également de taille pour les salariés atteints de TMS. Les répercussions sur la vie personnelle ne sont pas négligeables et le risque de désinsertion professionnelle est parfois présent.

La prévention des TMS part avant tout d’une volonté ! La volonté de placer les salariés dans un environnement sûr, et celle de conserver des équipes efficientes et motivées.

La stratégie de prévention adoptée varie en fonction de l’activité, de la taille de l’entreprise et de sa culture en matière de prévention. Ici, elle se construit autour de collectifs d’opérateurs, qui apportent une vision riche et indispensable du terrain. Là, elle s’appuie sur des salariés spécifiquement formés, qui bénéficient d’une proximité immédiate avec les opérateurs et avec la vie de l’entreprise. Ces relais de prévention internes à l’entreprise suivent la politique de prévention dans le temps. Ils sont garants de la prise en compte du risque TMS à toutes les étapes de réflexion qui touchent l’activité de l’entreprise.

Enfin, les intervenants des Services de Santé aux Travail, de la Sécurité Sociale, ainsi que les consultants externes… peuvent apporter une expertise sur des situations particulières, qui viennent en appui des démarches entreprises.

Adapter le travail à l’homme pour favoriser le maintien dans l’emploi

Lorsqu’il existe un problème de santé individuel qui interroge les conséquences du travail réel sur la santé du salarié, l’ergonome intervient au poste de travail du salarié en difficulté, à la demande du médecin du travail. Au terme de son analyse du travail réel, l’ergonome établit des recommandations visant l’adaptation matérielle et organisationnelle du poste de travail, afin de favoriser le maintien pérenne du salarié dans son emploi.

Ces recommandations impliquent parfois un investissement financier de la part de l’employeur. Lorsque le salarié bénéficie d’un statut particulier (RQTH), le coût de cet aménagement s’avère parfois réduit partiellement, voire en totalité.

Adapter le travail à l’homme pour améliorer et préserver la santé de l’entreprise

Prévenir les TMS, c’est améliorer la santé de son entreprise en préservant celle de ses salariés. Inscrire cette préoccupation dans la politique même de l’entreprise, c’est s’attacher à adapter le travail à l’homme en permanence, afin que le travail puisse être effectué le plus longtemps possible, avec moins de contraintes, plus de facilité et d’efficacité.

Prévenir la consommation de Substances Psycho-Actives (SPA) : une démarche qui requiert la mise en place d’actions individuelles et collectives, pour l’ensemble des salariés de l’entreprise.

IPAL vous propose une stratégie à plusieurs volets pour prévenir l’usage de produits psychotropes dans l’entreprise : sensibilisation, dépistage, accompagnement individuel et collectif.

  • Dans vos locaux : L’équipe pluridisciplinaire dispense des conseils, une information, des séances de sensibilisation et de formation adaptées à l’attention des salariés, de leurs représentants, des managers et des employeurs.
  • Dans le cadre du suivi individuel de santé au travail  le médecin du travail et l’infirmier de santé au travail utilisent des outils de dépistage spécifiques. Ces outils permettent d’opérer un repérage précoce et systématique des consommateurs de SPA, dans le respect du secret professionnel et médical.
  • Dans le cadre d’une visite motivée, à la demande de l’employeur : Le médecin du travail évalue la situation médico-sociale du salarié et met en œuvre l’accompagnement et le suivi nécessaires dans la situation identifiée. Par ailleurs, le médecin du travail est en mesure de proposer une prise en charge médico-sociale adaptée. Ces actions individuelles sont réalisées dans le respect du secret professionnel et médical.

L’implication des différents acteurs de l’entreprise et la collaboration avec vos services sont indispensables à la réussite des objectifs fixés de manière concertée. Hors situations défavorables, le but est de privilégier le maintien dans l’emploi tout en prévenant les risques liés aux consommations de SPA, tant pour la personne en difficulté que pour le collectif de travail.

L’usage de SPA est délétère pour l’entreprise

Globalement, nous savons que l’activité professionnelle constitue un facteur de protection contre les conduites addictives. Il n’en reste pas moins que l’usage de Substances Psychoactives (SPA) s’avère néfaste pour les entreprises, y compris lorsqu’il s’agit de consommations occasionnelles.

  • 15 % à 20 % Accidents du Travail (AT), de l’absentéisme et des conflits interpersonnels au travail seraient liés à leur usage, majoritairement à celui de l’alcool.
  • De plus, la plupart des AT liés à l’usage de SPA surviendraient chez des personnes non dépendantes.
  • Le lien est établi entre les difficultés rencontrées au quotidien dans le monde professionnel et l’augmentation de la consommation de SPA. Le stress, les exigences liées aux postes de sécurité, les rythmes de travail, les habitudes de consommations dans l’entreprise figurent parmi les facteurs favorisant ces difficultés.

L’alcool et le tabac : les deux premières causes de mortalité en France

Enfin, on ne saurait trop insister sur le fait que les deux premières causes de mortalité évitables en France sont l’alcool (49000 décès par an) et le tabac  (73000 décès par an). Par ailleurs, de nombreuses maladies  (cancers, insuffisance cardiaque et hépatique, maladies cardio-vasculaires, maladies psychiatriques…) sont liées à la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis.

Préserver la santé et l’emploi individuel, protéger le collectif de travail

Agir en collaboration pour prévenir l’usage de SPA au sein de l’entreprise, c’est préserver la santé et l’emploi des travailleurs. C’est également protéger les collectifs de travail, contribuer à l’évolution des perceptions concernant l’usage des SPA et enfin, c’est promouvoir la culture de prévention et de bien-être au travail. 

Gérer le risque chimique : Analyser et prévenir le risque pour garantir un environnement de travail sain et préserver son entreprise

Rares sont les entreprises où le risque d’exposition à des produits chimiques est absent. Malgré tout, il est fréquent que ce risque ne soit pas apprécié à sa juste mesure par les employeurs en amont et par les salariés, sur le terrain. Pourtant, l’exposition à des produits chimiques peut entrainer des conséquences non négligeables pour la santé des salariés et la viabilité de l’entreprise. En réalité, la gestion du risque chimique, c’est moins difficile qu’il n’y paraît. Les équipes spécialisées d’IPAL vous accompagnent dans la gestion de ce risque sous tous ses aspects.

Un dispositif complet

Actions de sensibilisation au risque chimique auquel vos salariés sont exposés dans votre entreprise (dans vos locaux ou en interentreprises).

Information et explications au sujet de vos obligations réglementaires liées au risque chimique, y compris s’agissant du transport de produits chimiques dangereux.

Accompagnement personnalisé en matière d’analyse du risque chimique.

Réalisation de prélèvements chimiques, en vue de vérifier l’existence d’un risque d’exposition à des produits chimiques pour les salariés de votre entreprise.

  • Confirmation ou infirmation de l’analyse des risques effectuée au préalable.
    Justification des substances sélectionnées, dans le cadre du contrôle de l’exposition aux substances chimiques par un organisme accrédité par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC).

Conseil personnalisé concernant les Équipements de Protection Collective (EPC) et des Équipements de Protection Individuelle (EPI) ainsi que sur les solutions de substitution des produits chimiques dangereux.

Au travail, les produits chimiques sont présents au quotidien

Selon l’enquête SUMER 2017, un tiers des salariés du privé déclarent avoir été exposés à au moins un produit chimique dans l’année. Dans les faits, on dénombre pourtant assez peu d’accidents. Ce sont principalement les maladies professionnelles et les troubles de santé déclarés par les salariés (irritations, maux de tête, etc) qui permettent de constater les effets des produits chimiques dangereux sur la santé.

En Europe, 30% des maladies professionnelles sont liées aux conséquences de l’utilisation des produits chimiques pendant la vie professionnelle.
En France, l’amiante, la silice et les poussières de bois sont les principales responsables de ces maladies professionnelles.

La prévention du risque chimique a donc un impact direct sur la santé des salariés pendant leur vie professionnelle et même après.

La bonne gestion du risque chimique : une question de viabilité de l’entreprise

Dans l’entreprise, le risque chimique induit un coût direct humain, organisationnel et financier. Les produits chimiques sont souvent un sujet anxiogène pour les salariés. C’est en partie la conséquence d’une lumière médiatique jetée sur des sujets encore émergents, tels que les perturbateurs endocriniens ou les nanomatériaux. Certains sujets majeurs comme l’amiante et les pesticides ont également contribué à générer de la méfiance vis-à-vis des produits chimiques utilisés dans le secteur privé.

Cela explique pourquoi l’absentéisme, l’exercice du droit de retrait, ainsi que l’émergence de conflits entre les salariés et le management surviennent, lorsque les salariés ont le sentiment d’être insuffisamment informés et mal protégés contre les produits chimiques dangereux.

Les investissements liés au matériel viennent s’ajouter aux coûts organisationnels et humains. Lorsque il faut modifier des matériels insuffisamment adaptés pour garantir la sécurité des salariés, l’entreprise est susceptible de perdre son investissement de départ. Par exemple, les produits chimiques corrosifs endommagent facilement les matériels mal adaptés à leur utilisation.

Par conséquent, le risque chimique mal géré est susceptible d’entrainer de lourdes conséquences sur l’organisation du travail et sur l’investissement matériel. Sur le long terme, la bonne ou la mauvaise gestion du risque chimique peut mettre en question la viabilité de l’entreprise.

Le fer de lance : la Fiche de Donnée de Sécurité (FDS)

Identifier les produits chimiques dangereux reste un exercice perçu comme compliqué. Pourtant, une fois les démarches essentielles effectuée, la démarche s’avère plus simple qu’il n’y paraît.

La Fiche de Données de Sécurité (FDS) est une véritable « carte d’identité » du produit chimique. L’entreprise doit commencer par la demander, en français, à son fournisseur de produits chimiques. Cette démarche est gratuite.

La FDS permet à l’entreprise de connaitre les dangers des produits chimiques qu’elle utilise. Les FDS figurent la source d’information primordiale permettant d’expliquer aux utilisateurs comment utiliser ces produits en toute sécurité.

Des obligations réglementaires

Au sein de l’entreprise, chacun doit porter sa part de responsabilité vis-à-vis de la prévention des risques professionnels.

L’employeur a l’obligation d’évaluer les risques via l’élaboration et la mise à jour régulière du Document Unique. S’agissant de la santé de ses salariés, l’employeur est soumis à une obligation de moyens et de résultats de par la loi. Il lui incombe de transmettre ses instructions aux salariés et de s’assurer que celles-ci soit respectées.

De son côté, le salarié a pour obligation de se conformer aux instructions reçues par son employeur afin d’assurer sa sécurité et celle de ses collègues.

Un sujet « technique » plutôt simple à gérer

Le risque chimique : un sujet « technique » mais qui s’avère au final plutôt simple, au regard des mesures de prévention à mettre en œuvre. Gérer le risque chimique de manière appropriée dans son entreprise, c’est fournir un environnement de travail sûr à ses salariés et c’est aussi contribuer à pérenniser son activité en évitant les coûts liés à des dommages qui peuvent être évités.

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