Janvier sans alcool: faites l’expérience

En 2026, comme en 2025, la Grande Cause nationale est dédiée à la santé mentale. L’occasion de rappeler un lien souvent méconnu : l’alcool affecte aussi la santé psychique. Ce mois sans alcool est l’occasion de faire l’expérience psychique de la vie sans alcool.

Contrairement aux idées reçues, une consommation d’alcool excessive perturbe l’architecture du sommeil (alternance de cycles et de phases en sommeil léger, profond et paradoxal).

L’alcool procure un effet sédatif à court terme qui facilite l’endormissement. Cet effet est parfois recherché pour calmer l’anxiété qui empêche de s’endormir. Or, pour faciliter votre endormissement, il existe d’autres moyens.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’alcool a des effets négatifs bien documentés sur le sommeil :

  • Augmentation des micro-réveils nocturnes = fragmentation du sommeil.
  • Diminution des phases de sommeil paradoxal (nos rêves)

Au réveil, on se sent fatigué, tout simplement parce que le sommeil n’a pas pu effectuer son travail de récupération physique et mentale.

  • Fatigue physique et mentale tout au long de la journée
  • Difficultés à se concentrer, à trouver une quelconque motivation
  • Irritabilité accrue

L’alcool perturbe les systèmes de neurotransmetteurs qui régulent l’humeur. Une consommation excessive peut favoriser l’anxiété et la dépression.

Inversement, les personnes en situation de fragilité psychique peuvent être tentées de consommer de l’alcool pour apaiser leur mal-être, créant ainsi un cercle vicieux.

En France, près d’1 adulte sur 4 dépasse les recommandations médicales en matière de consommation d’alcool.

De nouveaux repères de consommation d’alcool pour limiter les risques sur sa santé.

Le mois sans alcool constitue une opportunité de découvrir les bénéfices physiques et psychiques très concrets d’une pause dans la consommation d’alcool :

  • Amélioration du sommeil
  • Regain d’énergie
  • Meilleure humeur
  • Clarté d’esprit

Le mois de janvier a sans doute été choisi parce qu’il coïncide avec la période des « bonnes résolutions ». Rien ne vous empêche de choisir un autre mois dans l’année. Bien sûr, le plus tôt sera le mieux, vous vous en doutez, le tout étant de consacrer 1 mois plein à cette expérience, puisque 4 semaines d’abstinence suffisent pour observer des bénéfices physiques et psychiques mesurables.

Prendre soin de sa santé physique et mentale peut tout simplement commencer par un mois sans consommation d’alcool, un défi hautement accessible pour la plupart d’entre nous.

Attention ! Les personnes souffrant d’addiction à l’alcool doivent demander à être accompagnées médicalement. Un sevrage brutal pourrait les exposer à un délirium tremens avec risque de mort.

Test FACE : Analysez votre consommation d’alcool

En France, l’étude JANOVER indique que 58 % des participants à l’expérience janvier sans alcool déclarent boire moins, 8 mois après avoir relevé le défi, ce qui suggère un changement durable des comportements de consommation.

L’enchainement qui vous veut du bien :

  • Meilleur sommeil = récupération physique et mentale optimisée avec regain d’énergie dans la journée
  • Regain d’énergie = renforcement de vos ressources physiques et mentales pour vous réaliser.
  • Se réaliser = des atouts pour renforcer la confiance en soi.

En somme, 1 mois d’abstinence volontaire peut servir :

  • De point de rupture dans les habitudes
  • A vous permettre de réduire votre consommation d’alcool, dans la durée
  • Et, à améliorer votre qualité de vie

Si vous êtes motivé, mais que vous n’êtes pas certain de pouvoir y arriver seul, le moment est bien choisi pour en toucher deux mots à votre médecin traitant, au médecin du travail, ou à l’infirmier de santé au travail. N’hésitez pas, ils peuvent vous aider à concrétiser votre projet d’expérimentation du Dry January.

L’alcool demeure la 2ème cause de mortalité prématurée en France et l’une des principales causes d’hospitalisation. Une consommation excessive expose à de nombreux risques physiques : maladies du foie, problèmes cardiovasculaires, troubles neurologiques, augmentation du risque de cancers et d’accidents.

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Webinaire IPAL le 29 janvier prochain : Parlons sans tabou consommation d’alcool. Quelle prévention ?

Sources :

Texte : Dr Isabelle NATAF, médecin du travail chez Ipal

Dry January : la campagne de santé publique alcool la plus efficace revient en 2026

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